Intervention de François-Noël BERNARDI en Conseil municipal le 29/06/09

Publié le par Groupe municipal Faire Gagner Marseille

Rapport 116 : Plan de Gestion de la Rade de Marseille - Approbation du diagnostic et du plan d'actions du Plan de Gestion de la Rade de Marseille, et de leur envoi aux partenaires de la démarche pour prise en considération et avis - Approbation du lancement d'une large concertation publique - Approbation de la contractualisation de l'engagement des différents acteurs et partenaires du Plan de Gestion de la Rade de Marseille au travers de la signature d'une "charte d'engagement"

Monsieur le Maire, chers collègues, c'est avec une perplexité certaine que notre Groupe a pris connaissance de la délibération relative à ce Plan de Gestion de la Rade de Marseille. Ce rapport comporte l'approbation du diagnostic et du plan d'actions du Plan de Gestion de la Rade de Marseille, l'approbation de l'envoi de l'ensemble des documents élaborés aux partenaires pour prise en considération et avis, l'approbation enfin, sur sa base, du lancement d'une large concertation publique.

Cette démarche, Monsieur le Maire, chers collègues, apparaît au premier abord comme une initiative louable, propre à rassembler les matières grises de divers horizons, dans un esprit de réflexion, de dialogue et de concertation aigue. Or, à y regarder de plus près, l'ambition est moins désintéressée qu'il n'y paraît. Permettez-moi de m'interroger sur le sens de cette délibération et sur l'apparente schizophrénique qui semble animer ses auteurs.

Nul n'ignore que la Communauté Urbaine de Marseille Provence a compétence en matière de gestion des ports. Chacun sait également que MPM a la maîtrise de l'élaboration de son Schéma de cohérence territoriale. Le cadre du débat sur la réforme générale des politiques publiques impose un strict respect, par les Collectivités, de leurs compétences respectives. Fort bien ! Mais alors, pourquoi ce rapport ? Quel est son objectif ?

Il affecte de conclure un travail collectif, a priori consensuel, dépassant les intérêts particuliers, par un document juridique opposable, ayant la prétention de se substituer aux compétences de la Communauté Urbaine, dans le cadre notamment de l'élaboration d'un volet SCOT du Littoral.

Il pose aussi et surtout la question de notre territoire et de la vision de notre métropole à 15, 20, 30 ans. Car la Rade de Marseille ne concerne pas seulement Marseille mais aussi les Communes de la Côte Bleue, ainsi que le Grand Port Maritime de Marseille. Quelle est la compatibilité d'une telle délibération unilatérale de la Ville avec la construction multi-partenariale du futur Parc National des Calanques ? Avec mon Groupe, je regrette cette démarche partielle.

Mettre en avant la vision d'un certain Marseille et d'un certain territoire dans lesquels nous ne nous reconnaissons pas, est une démarche préjudiciable aux grandes ambitions qui sont les nôtres et les vôtres. Nous voudrions ne pas en douter. C'est pour toutes ces raisons que notre Groupe s'abstiendra dans un geste de saine gouvernance.

Notre vigilance en la matière est nécessaire pour garantir un travail partenarial et constructif réel, dans le prolongement de celui entrepris actuellement à la Communauté Urbaine, sous la houlette de MM. MAGRO et VALLETTE, dans le cadre des travaux de préfiguration du futur SCOT, qui sera, lui, une loi commune. Je vous remercie.

Publié dans Développement durable

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